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Les limites du Bitcoin

Les limites du bitcoin

La star des médias depuis 2 mois ? Le bitcoin. Investir dans cette crypto monnaie devient de plus en plus populaire malgré les avertissements répétés des organismes publics. Aujourd’hui, de nombreuses personnes investissent sans même comprendre le fonctionnement du bitcoin. Pourtant, il est primordial de déchiffrer ce phénomène pour mieux discerner le vrai du faux.

Cet article propose de mettre en lumière quelques limites du bitcoin qui nuisent à son avenir.

Une adoption très faible

La pluparts des bitcoins bougent très peu. Les acheteurs préfèrent les garder et attendre que la valeur augmente. En analysant de plus près, on s’aperçoit que les transactions sont principalement liées à la spéculation. Cette spéculation bloque complètement l’utilisation du bitcoin comme crypto monnaie. Les transactions réalisées dans le but d’acheter un bien ou un service représentent une très faible part. Il y a donc peu d’intérêt à l’adopter pour les commerçants pour le moment. Ainsi, dans sa grande majorité, le bitcoin ne peut pas être considéré comme une monnaie d’échange.

Des frais importants

Un article du Wall Street Journal résume très bien la situation : avec vos bitcoins, vous pouvez acheter une pizza à 10 dollars pour … 76 dollars ! Cette différence provient des frais de transactions qui ont littéralement explosés ces derniers mois.

Avant toute chose, contextualisons un peu pour comprendre ce phénomène. Le bitcoin aujourd’hui représente une centaine de millions de transaction par an.  Néanmoins, le bitcoin supporte moins de 10 transactions par seconde et il semble très compliqué pour cette monnaie de rivaliser avec Visa qui est à plus de 2000 transactions par seconde. Cette limitation technique pose un véritable problème. Il y a plus de personnes souhaitant faire des transactions qu’il n’est possible d’en réaliser techniquement. La solution est de payer des frais supplémentaires pour valider ses transactions plus rapidement. Néanmoins, plus le bouchon de transaction grandit plus les frais augmentent jusqu’à devenir trop élevé pour des transactions quotidiennes. Le problème est connu depuis longtemps mais l’évolution technique du bitcoin est lente et difficile.

Une consommation énergétique immense

La consommation énergétique de la preuve de travail utilisé par le bitcoin est un véritable problème écologique. Selon les estimations d’Alex de Vries, une transaction a un coup énergétique de 251 KWH. On pourrait penser que c’est le début du bitcoin et qu’au fur et à mesure les besoins en électricité vont diminuer mais ce n’est pas le cas. Plus le bitcoin sera cher, plus les couts énergétiques augmenteront. Les incitations sont perverses sur cet aspect. Ainsi,  il faut autour de 30 TWH par an soit la consommation annuelle du Maroc pour faire fonctionner le bitcoin. Néanmoins, pour que cet argument soit valide, il faut comparer ce chiffre avec la consommation énergétique des banques. Il se peut que l’activité des banques (les agences, le back office, les serveurs …) soit plus énergivore que le bitcoin. A méditer …

En conclusion, le bitcoin n’est technologiquement pas prêt pour être utilisé comme une monnaie d’échange à grande échelle. Au mieux, nous pouvons constater qu’elle agit comme une valeur refuge telle que l’or depuis des décennies.

En savoir plus…

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