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L’Europe vers une finance verte

L’Europe vers une finance verte

La finance verte se définit comme l’ensemble des opérations financières ayant pour finalité de favoriser la transition énergétique et de lutter contre le réchauffement climatique. C’est un marché en pleine expansion mais qui est en est toujours à ses premiers balbutiements.

Cet article traitera des obligations vertes – l’outil principal de la finance verte –  avant de présenter les recommandations avancées par le vice-président de la commission européenne pour une finance durable.

Les obligations vertes

Pour développer de manière massive les énergies vertes, il est nécessaire de réaliser des investissements importants. Développées initialement par les grandes banques de développement, les obligations vertes servent à mobiliser des capitaux en s’appuyant sur l’intérêt grandissant des investisseurs pour le financement de projets porteurs de bénéfices environnementaux. Pour les entreprises, c’est une opportunité pour « verdir » leur image et de diversifier leurs sources de financement. Les obligations vertes permettent de démontrer l’engagement écologique de l’émetteur. En contrepartie, elles s’accompagnent d’un strict mécanisme de transparence et de suivi pour garantir l’éligibilité des projets et la bonne allocation des fonds.

La finance verte vise à modifier les critères purement financiers des investissements. Elle s’inscrit dans un cadre d’investissement responsable en ajoutant des dimensions environnementales, sociales et de gouvernance (EGR). Les émissions d’obligations vertes ont franchi la barre symbolique des 100 milliards en novembre dernier d’après l’ONG Climate Bonds Initiative. C’est un chiffre à relativiser puisque ce type d’obligation ne représentait que 0,9% du total des obligations émises à l’échelle mondiale fin 2017.

Ce résultat en demi-teinte s’explique surement par le manque d’un cadre structurant pour diffuser les bonnes pratiques et aider l’essor des obligations vertes. L’Europe vient d’établir son plan d’action pour y remédier.

Le plan d’action pour une finance verte

Lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a publié la feuille de route concernant la finance verte.

Ce dossier de 20 pages traite les pistes à développer pour modifier durablement l’investissement traditionnel qui ne prend pas en compte les impératifs liés à la lutte contre le réchauffement climatique. Une vingtaine d’experts ont analysé le marché afin de trouver des solutions pour réorienter les investissements vers un marché plus vert. Ce 8 mars 2018 marque la première étape d’un processus long de plusieurs mois permettant aux États membres d’appliquer les recommandations pour avancer vers une croissance durable.

Plusieurs pistes sont proposées :

  • Obliger les acteurs financiers à prendre en compte les impératifs environnementaux.
  • Créer une « langue commune de la finance durable » afin d’établir une classification des produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux.
  • Modifier la directive sur les agences de notation.
  • Établir un standard Européen pour les produits financiers verts.

Ce plan d’action pour une économie plus verte et plus propre sera débattu prochainement lors d’une conférence à Bruxelles avec Emmanuel Macron et Michael Bloomberg, l’ex-maire de New York et président du groupe de travail international sur le reporting climat (TCFD).

Pour en savoir plus…

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